La femme dans le cinéma espagnol
des années 40 à 90


La représentation de la femme dans le cinéma espagnol de la dictature franquiste à la transition démocratique pourrait se résumer en une formule « la femme, c’est une affaire d’hommes ». Acacia  (épouse/prostituée),  Isabel  (religieuse, laïque), Tula (célibataire réprimée), Adela / Juan (tabou transsexuel)… tous ces protagonistes apparaissent marqués et frustrés par l’idéologie du national-catholicisme qui destinait les femmes espagnoles à  « leurs travaux » : repos du guerrier,  épouse  fidèle  et  soumise,  reine,  héroïne sainte ou religieuse guerrière  toujours sous la tutelle et l’autorité patriarcale.
Seule exception, la parenthèse historique de la IIe République espagnole (1931-1939), rêve  éphémère  de libération, où Hildegart essaie de représenter les tentatives d’émancipation féministes avortées. Durant toutes ces années ce fut le quotidien des femmes espagnoles, tant dans la fiction cinématographique que dans la réalité. Les années 1980-1990 voient apparaître une génération  de  femmes  cinéastes  qui,  telle  Pilar Miró,  ouvrent des perspectives de représentation féminine plus proches de la nouvelle réalité de La mitad del cielo
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MAÏTE DE AGORRETA