Né à Lisbonne, João Pedro Rodrigues commence par étudier la biologie pour devenir ornithologue. Mais sa rencontre avec le cinéma l’amènera à réaliser une vingtaine de films qui interrogent “la porosité entre les identités, les espèces, les genres et la solitude sans remède des corps.”
Diplômé de la Fémis, Raphaël Lefèvre a monté près de trente films dont L’Ornithologue de João Pedro Rodrigues et La Dernière fois que j’ai vu Macao de João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata. Il a également été assistant monteur sur La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche et a réalisé deux courts-métrages, Les Irradiants (2011) et Nos désirs (2017).
En trois films – Que Dios nos perdone (2016), El reino (2018) et As Bestas (2022) – le cinéaste Rodrigo Sorogoyen a renouvelé le genre du Néo-noir en Espagne et s’est imposé comme une figure emblématique du nouveau cinéma européen. Maître des longues montées en tension, capable de brusques ruptures de rythme et de sursauts violents, Rodrigo Sorogoyen fait siennes les règles du thriller classique pour mieux s’en jouer, et nous propose un cinéma intense et haletant, lucide quant aux enjeux de son époque, et en définitive, sans concessions. À l’aide d’une mise en scène épurée, d’un réalisme implacable, il porte un regard rebelle sur l’ordre social et politique établi, et dresse dans ses films un portrait critique des travers de la société espagnole.
Professeure à l’Université Rey Juan Carlos, Ana Martín Morán reviendra sur l’oeuvre de ce cinéaste capital. Dans sa légendaire trilogie documentaire interdite par le franquisme – Canciones para después de una guerra (1971), Queridísimos verdugos (1973) et Caudillo (1974) – Basilio Martín Patino s’est efforcé d’établir un dialogue ouvert, critique et complice, avec le spectateur.
Projection du film Pacifiction. Tourment sur les îles d’Albert Serra et du documentaire El sostre groc d’Isabel Coixet.